Culture
 
 
 

Un peu de Culture


Le mobilier cantalien:
Il était caractérisé par sa robustesse, sa massivité et sa simplicité puisées dans des lignes harmonieuses. Les bois les plus utilisés étaient le chêne et le noyer, mais le frêne, le châtaignier ou le merisier servaient également. Les meubles les plus représentatifs du Cantal se trouvaient dans les maisons les plus humbles. Les exemples de ce mobilier rustique sont nombreux (tables, sièges, coffres, buffets, horloges...).

La table avait quatre pieds supportant un lourd plateau de chêne rectangulaire, avec deux tiroirs à chaque extrémité, l’un servant à conserver le pain et le second d’assise aux jeunes enfants pour manger tranquillement. Les adultes s’asseyaient sur des bancs.
Le siège coffre, placé dans le canton, servait de siège et de coffre à sel. Placé près de la chaleur, le sel se conservait mieux. C’était également l’endroit préféré de l’aïeul.

Enfin, les lits, placés face aux fenêtres de la salle commune, étaient des lits mi-clos, appelés lits alcôves. Ils étaient alignés derrière une façade de bois et ne possédaient qu’un accès. Ils n’étaient ni longs, ni larges, protégés par un simple rideau ; on y dormait presque assis sur des paillasses remplies de feuilles sèches ou de paille, recouvertes de draps de chanvre.

Ainsi le patrimoine du Cantalien restait simple et rustique, on fabriquait un maximum d’objets soi-même et on faisait avec ce que l’on trouvait. Dans la vie de tous les jours aussi, le Cantalien savait se débrouiller.







 




Le costume :

Pour les enfants, il existait la rauba, une robe de drap sombre, mixte, que les enfants portaient jusqu’à l’âge de quatre ans. Dès quatre ans, les garçons portaient un pantalon court, qui s’allongeait au fil des années. Les filles gardaient la robe, complétée par un tablier (un davantal). Tous chaussaient des sabots que l’on remplissait de paille, l’hiver venu.

Dans les familles plus aisées, le dimanche, les filles avaient un châle pour aller à la messe, ainsi qu’une coiffe.

Les vêtements des hommes restaient simples, ils étaient confectionnés dans des tissus grossiers à la texture robuste, le chanvre et la laine étaient aussi utilisés. La tenue classique se composait d’une chemise de chanvre, d’une veste de drap, d’un pantalon en velours avec des bretelles, d’une large bande de flanelle entourant la taille et d’un tricot de laine. Pour aller à la foire, le Cantalien enfilait une grande blouse. Le flambard complétait sa tenue, un chapeau de feutre aux larges bords, protégeant du soleil comme de la pluie. Le dimanche, le gilet laissait place au tricot et si la famille était aisée, les souliers remplaçaient les sabots. Pour se protéger des intempéries, le berger, quant à lui, utilisait une grande cape, le saïle. Enfin, pour traire, le pâtre portait un tablier ciré, le devantier.

En ce qui concerne la tenue des femmes, elle variait selon les régions, notamment pour la coiffe. Pour le reste, le chemisier tout comme le jupon étaient en chanvre, la robe de laine se portait longue, le corsage était attaché par des lacets ou des agrafes et l’on mettait un ample tablier devant pour éviter de se salir. Quant aux dessous, la culotte était fermée pour les jeunes filles et ouverte pour les épouses. On s’endimanchait les jours de messe, de foire et de fêtes patronales ou familiales, en mettant un châle de coton brodé.

 
     
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