Culture
 

 

 
 
Un peu de Culture


Le Cantalien, paraît-il, « ne se soigne qu’après sa vache », tant il est avare. On dit aussi qu’il a un certain goût pour la « chicane »; rien de tel qu’un procès pour pimenter l’existence! On parle enfin de son penchant pour l’ivrognerie...bref, à en croire toutes ces histoires, le Cantalien n’a pas une étiquette particulièrement valorisante...cliché ou réalité?

L’habitat:
Les maisons étaient adaptées aux contraintes naturelles et économiques. En haute altitude, l’habitat était « trapu », ramassé sur lui-même, avec une toiture à la pente forte, des murs très épais et des ouvertures étroites.

En général, les matériaux utilisés étaient la pierre, le bois des environs, la paille et la terre. Au siècle dernier, les lauzes ont remplacé les toits de chaume.

Trois types d’habitat sont représentatifs du Cantal. Tout d’abord, la maison « bloc à terre » où l’habitation est alignée avec la partie occupée par les animaux et le foin. Le paysan pouvait rejoindre directement l’étable pavée située au rez-de-chaussée sans passer par l’extérieur. L’habitation était plus réduite en taille que la grange, elle était seulement éclairée par le fenestron de l’aiguiera. Une pièce commune occupait la quasi-totalité de l’espace avec une grande cheminée appelée canton (cantou). La plupart du temps, toute la famille dormait dans cette même pièce dans des alcôves, sortes de lits clos protégés du regard par un rideau. Un renfoncement gagné dans l’épaisseur de la bâtisse nommé la souillarde (solharda) servait aux femmes pour faire la vaisselle.
On trouve cette même composition de l’intérieur dans les deux autres types d’habitat. Tout d’abord, la maison « bloc en hauteur ». L’étable, plus petite, se trouvait au rez-de-chaussée. Le premier étage servait d’habitation.
Enfin, il existe la ferme à « ensembles séparés » où la grange et la maison étaient indépendantes. Les dépendances se sont aujourd’hui multipliées, des hangars pour le matériel, de nouvelles étables...
 



Le patrimoine bâti:
Nous pouvons encore aujourd’hui admirer dans nos villages et montagnes certaines traces du patrimoine Cantalien. Le four était très important dans la vie quotidienne des paysans, il était d’usage individuel ou collectif. Le pain n’était pas cuit tous les jours mais environ toutes les quinzaines.
Le travail à ferrer était implanté sur un terrain de la commune et était utilisé pour ferrer les bœufs, vaches et très occasionnellement les équidés.

Les fontaines, les abreuvoirs et les puits servaient aux bêtes et à donner de l’eau potable à la population. Les femmes allaient généralement à la rivière pour faire la lessive mais par la suite, des lavoirs ont été construits au cœur des villages près des points d’eau.
Par contre, nous ne trouvons aujourd’hui qu’un seul moulin à vent restauré dans la commune de Celoux en Margeride. La plupart du temps, il s’agissait de moulins à eau situés sur les rivières appartenant aux familles ou à un meunier.

Enfin, le buron est la construction la plus imposante du petit patrimoine bâti. Il était occupé de mai à septembre par les vachers. Il aurait pu s’appeler « ferme-fromagerie d’estive ». Les hommes travaillaient et vivaient dans la pièce principale. L’équipe masculine était composée d’un vacher qui faisait le fromage, d’un boutillier qui aidait le vacher, et d’un ou plusieurs pastres (bergers). Le mobilier était très réduit, des gerles, des seaux, des barattes et autres récipients nécessaires à la fabrication du fromage occupaient essentiellement la pièce. Une cave voûtée servait à l’affinage et au stockage des fourmes. Un védélat, souvent indépendant, accueillait les veaux la nuit; il s’est modifié ensuite en devenant la chambre pour les hommes.




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